Repérage, dépistage, diagnostic

Les trois étapes successives de repérage, dépistage et diagnostic des troubles des apprentissages, du langage ou des fonctions cognitives sont destinées à optimiser le parcours de santé des enfants en souffrant.

Le repérage en est le premier temps. Il s’agit de reconnaître aux âges clés les signes d’alerte caractéristiques d’un développement ou d’une acquisition inhabituelle des fonctions cognitives ou des apprentissages. À ce stade, ce sont des difficultés qui sont repérées. 


Qui et comment repère-t-on ?

Les parents pourront informer les professionnels de la petite enfance de leur inquiétude. Les enseignants sont au premier plan pour repérer ceux de leurs élèves dont les acquisitions semblent plus faibles que celles de l’ensemble de la classe. Pour éviter la subjectivité, par exemple dans les écoles en environnement défavorisé, les enseignants disposent de questionnaires fournis par leurs professionnels ressources. De façon plus rigoureuse, les évaluations nationales ont pour but de permettre à l’enseignant de se référer aux résultats de l’ensemble des élèves français. 

Les professionnels de santé́ paramédicaux ou médecin de PMI, de l’éducation nationale, pédiatre, ou médecin traitant sont également au centre du repérage de toute difficulté dans le développement lors des examens médicaux obligatoires. L’utilisation d’outils d’aide au repérage est possible.

Le dépistage en est le second temps. Il s’agit à ce stade de proposer à l’enfant et à ses parents une évaluation à l’aide d’un outil normé . Cet outil permettra de situer, en référence aux normes de l’étalonnage, les acquisitions de l’enfant dans le domaine où les difficultés ont été repérées. Ainsi l’enfant bénéficiera de l’intervention qui lui est nécessaire. Ce peut être soit une intervention préventive pédagogique ou autre, soit un bilan spécialisé, soit un simple suivi de l’évolution en fonction du trouble dépisté. Ce qui caractérise le dépistage par rapport au repérage est l’utilisation d’un outil soigneusement validé. 

Le diagnostic est l’étape ultérieure indispensable pour définir la prise en charge spécialisée et les axes de la rééducation. Au préalable, un trouble sensoriel touchant l’audition ou la vision doit être dépisté et traité, ainsi qu’une pathologie neurologique (épilepsie, lésion cérébrale …) ou psychiatrique (Trouble du Spectre de l’Autisme – TSA) qui impose une orientation vers le spécialiste concerné. 

Le bilan diagnostique nécessite au minimum une évaluation spécialisée dans le domaine du ou des troubles dépistés. De façon globale et simplifiée, ces spécialistes et leurs domaines de compétences sont les orthophonistes (langage oral et écrit, cognition mathématique), les psychomotriciens et/ou ergothérapeutes (coordination gestuelle, graphisme, espace et conséquences en cognition mathématique), les psychologues cliniciens et/ou neuropsychologues (entretien psychologique et évaluation psychométrique, évaluation neuropsychologique de l’attention et des fonctions exécutives). Une synthèse claire destinée aux parents et aux différents intervenants définira la situation, le projet thérapeutique et le suivi préconisés. Plus le trouble est sévère, complexe, associant différents déficits, ou persistant, plus cette synthèse sera indispensable et servira de base à la coordination des aménagements pédagogiques et des soins.

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