Langage oral

Très tôt l’enfant cherche à communiquer avec son entourage, par les gestes, les mimiques, les pleurs, les vocalises. Puis il apprend à parler, dans son environnement, avec ses parents, de façon naturelle. Ainsi en quelques années, il développe ce savoir complexe, sans effort conscient et sans apprentissage explicite, mais mettant en œuvre des compétences cognitives et sociales. 

Toutefois, certains enfants accèdent difficilement à la maîtrise du langage oral. Le développement de leurs compétences peut être retardé de façon modérée ou comporter d’emblée des altérations importantes.

Les origines des troubles du développement du langage sont multiples : parfois isolés, parfois la manifestation de troubles plus globaux (génétiques, malformatifs, neurologiques) ou dépendant de déficiences sensorielles, cognitives ou environnementales. Il est donc important de les dépister tôt pour répondre rapidement aux nécessités de soins adaptés. 

Le trouble du langage isolé, qui n’est pas la conséquence d’une autre pathologie, peut être soit transitoire et évoluer favorablement sur quelques mois, soit durable, d’intensité plus importante, risquant d’entraver la communication et les apprentissages de l’enfant tout au long de sa scolarité. Les différents domaines du langage peuvent être atteints : l’articulation (prononciation des sons « fe, be… »), la phonologie (prononciation des séquences de sons dans les mots), le lexique (vocabulaire), la syntaxe, la pragmatique (utilisation du langage dans la communication). 

Le repérage et dépistage de ces troubles est donc important pour permettre la mise en place précoce de soins, l’accompagnement de la famille tout au long du parcours, le suivi de l’évolution, la réflexion sur les adaptations nécessaires en classe et sur le devenir scolaire de l’enfant. 

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