Chapitre 5. Les fonctions non-verbales

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  • Date de création 25 mars 2020
  • Dernière mise à jour 14 avril 2020

Chapitre 5. Les fonctions non-verbales

Les bases neuropsychologiques, le développement et l’évaluation de la dominance latérale, du geste, des fonctions visuo-praxiques et constructives

La neuropsychologie cognitive a reconsidéré la notion d’apraxie en interprétant les déficits du traitement du geste comme une altération entre le moment où l’objet est vu, identifié, et celui où le geste sera réalisé (P. Gillet). Les étapes du développement du dessin, des praxies constructives et de l’écriture restent également d’actualité (J.M. Albaret). En revanche les hypothèses sur le développement de la dominance manuelle sont aussi nombreuses que les auteurs ayant travaillé́ sur le sujet. Le simple concept d’un hémisphère dominant, sous tendant la préférence manuelle et les activités de langage est clairement réducteur (J.M. Albaret).

Les évaluations des fonctions non-verbales

Les outils d’évaluation des fonctions non-verbales ont évolué depuis l’écriture de ce chapitre, mais de façon moins spectaculaire que ceux de langage. La nécessité d’évaluer les différentes fonctions reste la même (motricité, coordination et praxies gestuelles, graphisme, écriture, visuo-construction en 2D et 3D, perception visuelle). Depuis 2004, la batterie MABC-version 2, critère de définition actuel des Troubles du Développement de la Coordination, constitue la plus grande nouveauté. L’échelle d’écriture BHK s’est aussi enrichie d’une version pour l’adolescent. Certains autres outils ont été revus avec de nouvelles validations, mais la qualité des outils d’évaluation des fonctions non-verbales reste globalement insuffisante.

Les troubles des fonctions non-verbales

Déjà à l’époque, les regards si différents des spécialistes du mouvement et des neuropsychologues ne permettaient pas aux cliniciens d’avoir une idée précise de ces troubles (M. Mazeau).

Les retards ou difficultés dans les coordinations motrices étaient décrites en 2004 sous la terminologie de Trouble d’Acquisition de la Coordination (J.M. Albaret). La littérature internationale regroupe actuellement l’ensemble des perturbations de la coordination motrice et du geste chez l’enfant sous la terminologie de Trouble du Développement de la Coordination (TDC), remplaçant ainsi le terme de dyspraxie largement utilisé dans la clinique pédiatrique francophone. Récemment, le TDC défini par les scores de coordination motrice au M-ABC, a fait l’objet de recommandations internationales et une expertise collective de l’INSERM en résume les recommandations (voir onglet Ressources, Coordination gestuelle, graphisme et espace).

Si vous n’avez jamais rencontré un enfant dyspraxique, M. Mazeau, qui connaît si bien la question, vous décrit leurs deux caractéristiques (il parle bien, trop bien et souvent trop et il sait combien ses dessins sont loin de ce qu’il aimerait faire !). Puis elle décrit la diversité des difficultés de chaque enfant qui rend illusoire toute classification, ainsi que plus globalement la diversité des incapacités d’apprentissage non-verbal (M. Mazeau).

La rééducation

Les trois contributions sur la rééducation n’ont guère pris de rides, qu’il s’agisse des grands axes (M. Mazeau), de la prise en charge graphique et praxique en ergothérapie (M.E. Barale et C. Galbiati), ou de la rééducation psychomotrice (R. Soppelsa, J.M. Albaret).

Les troubles de la perception visuelle

Enfin N. Montezer, orthoptiste, M.E. Barale et C. Galbiati résument les troubles de la perception visuelle, avec une clarté bien appréciable. Ce d’autant qu’aujourd’hui, en ce qui concerne les troubles des apprentissages de l’enfant, le terme neuro-visuel est souvent utilisé sans qu’on ne comprenne clairement ce qu’il sous-entend !

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