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Anthony a trois ans et demi. Il est content de venir à l’école, en petite section de Maternelle, il participe aux activités de groupe, mais ses camarades de classe ne le comprennent pas, ce qui le rend agressif. Dans les activités de langage, il écoute bien quand on raconte une histoire, il peut reconnaître sur des images les personnages de l’histoire, mais reste incompréhensible quand il essaie de raconter. Il a tendance à simplifier les mots au point de les rendre non reconnaissable et ne fait aucune phrase. Bref, il ne semble vraiment pas avoir le niveau de langage d’un enfant de son âge.

Antony Notez quand dans la première partie de l’entretien, où il n’y a aucun support visuel, il est complètement dispersé, alors que, dès qu’il y aura des images, il sera plus présent
La vidéo montre une épreuve de dénomination d’image
Voici du langage induit à partir d’une scène imagée


Antoine a bientôt six ans et devrais rentrer en CP l’an prochain. Son enseignant s’inquiète parce qu’il n’arrive pas du tout à écrire son prénom, ni en copie ni spontanément. Il a signalé Antoine au médecin scolaire qui doit faire l’examen systématique, ainsi qu’au RASED (Réseau d’Aide et de Soutien aux Enfants en Difficulté). C’est un garçonnet vif, répétant facilement les consignes, plutôt bavard et dévidant des tirades d’argumentation, en particulier lorsqu’il dessine. Son enseignant pense que sa main est faible et qu’il n’arrive pas à tenir le crayon. Après une réunion, il demande si Antoine ne devrait pas rester en maternelle l’année prochaine

Antoine L’enfant doit réaliser des mouvements alternatifs que l’examinateur lui a désigné (il ne s’agit pas de l’épreuve Mouvements des mains). Le fait d’ouvrir une main en fermant l’autre alternativement lui est impossible !


Clémentine cinq ans et demi, est en Grande Section de Maternelle. Contrairement à sa sœur aînée qui a été scolarisée dans notre école, elle parle encore mal. L’intégration de Clémentine en maternelle a été un peu difficile parce qu’elle avait du mal à quitter sa maman qui avait pris un congé parental pour la garder. Mais assez rapidement elle s’est intégrée dans la classe et suivait sans problème les activités. Elle parle encore mal, déforme certains mots « saussette » pour « chaussette », « tassi » pour « taxi », « ab » pour « arbre ». Elle omet parfois les articles, fait encore des erreurs de genre sur les pronoms personnels « à le garçon » au lieu de « au », et ne conjugue pas parfaitement les verbes « il a prendu ». Elle comprend bien et suit toutes les consignes en classe.

Clémentine Clémentine a cinq ans et demi. Elle est en grande section de maternelle et n’a aucune difficulté autre que son discret retard de langage et de parole. Le trouble est purement expressif (moins 4 écart-type en dénomination et expression syntaxique, compréhension lexicale et syntaxique normale). Son récit des trois petits cochons.
Morgane, contrairement à Clémentine, a un trouble sévère du langage. Elle est aussi en Grande Section de Maternelle et a cinq ans et demi. Elle est très dispersée mais dans la communication. Sa compréhension est subnormale mais surtout son expression phonologique et syntaxique est très altérée, encore peu intelligible. Elle présente une dysphasie. Notez son langage spontané en réponse à l’orthophoniste.
Son langage induit par une scène imagée
Alexandre présente un trouble de gravité intermédiaire entre Clémentine et Morgane. Il est en grande section de maternelle, et a cinq ans et demi. Il n’a aucune difficulté comportementale et son efficience est normale. Son trouble de parole est encore sévère mais son encodage syntaxique est presque normalisé. Le langage induit par le récit des « trois petits cochons » est surtout altéré par le trouble de parole retentissant encore sur son intelligibilité. Il n’est pas dysphasique mais présente un trouble sévère de la parole.


Julie, huit ans et demi, est en prolongation de cycle 2 car ses acquisitions sont très fragiles. Elle lit lentement mais elle comprend bien ce qu’elle lit. En calcul, ses acquisitions en numération sont solides, elle à compris la notion d’unités, de dizaines, de certaines, mais elle ne sait pas poser correctement les opérations… c’est quelquefois déconcertant. Elle est très volontaire, elle cherche à bien faire et cela lui demande beaucoup d’effort. Le plus difficile pour elle, c’est d’écrire. Elle tient son stylo avec quatre doigts, ne le pince pas, n’utilise pas toute la souplesse des doigts et du poignet. Son écriture est lente, la copie laborieuse et très imparfaite. Elle n’a aucune idée de l’orthographe même pour des mots très fréquents : « joli » est « geauli ». Les difficultés orthographiques et graphiques rendent ses écrits difficilement lisibles.

Julie Les troubles de la motricité globale. Julie doit réaliser un mouvement alternatif des deux mains : un coup, la paume gauche est fermée et en même temps la paume droite ouverte puis, lors du deuxième mouvement, la paume droite fermée. Ceci lui est impossible elle ne peut réaliser qu’un geste d’une main puis de l’autre et manifeste son découragement
Julie, gauchère, doit découper un carré avec des ciseaux spéciaux pour gaucher. Noter la lenteur et la maladresse de son geste qui s’accentue quand il faut changer de côté du carré. Elle perd alors la notion de la façon dont on utilise un sciseau. L’objet lui paraît quasi étranger. Il lui faudra plus de deux minutes pour ce découpage et quelle énergie ! Autant dire qu’il ne faut lui demander que si c’est indispensable !
Julie doit enfiler sa veste pour aller en récréation mais les manches sont retournées. Elle retourne une manche et enfile… se rend compte, en sortant ses cheveux, que quelque chose ne va pas sans pouvoir l’authentifier jusqu’à ce que… son ergothérapeute lui explique. Elle retourne sa manche, mais à l’envers, enfile à nouveau… et, cette fois-ci encore, la veste fait deux vrilles dans le dos. Cette vidéo dure une minute quarante secondes mais, en réalité, elle a duré deux fois plus longtemps ! Comment ne pas comprendre l’handicap dans la vie quotidienne et le drame que constitue… la piscine ! Ces images évoquent ce que l’on connait dans les dyspraxies de l’habillage de l’adulte cérébrolésé.


Louis a sept ans et termine son CP. Il a un grand frère et une petite sœur. En maternelle, il n’a posé aucun problème. Il est vif, curieux, bien intégré. Mais cette année en CP, cela ne va pas. Il est complètement perdu en lecture et perturbe la classe. Il était pourtant très intéressé au début de l’année et participe activement à l’oral quand il s’agit de travailler sur les histoires (album ou livre de lecture) support à l’apprentissage de la lecture. Ses acquisitions sont vraiment très faibles en fin de CP. L’enseignant a vu ses parents qui lui ont expliqué que le soir, la lecture devient un vrai drame familial. Louis ne veut pas la faire, fait les pires bêtises et finit par pleurer. Sa mère s’énerve parce qu’elle ne comprend pas pourquoi il n’arrive pas à lire des choses simples comme « m » et « a » ça fait « ma ». Son père se fâche aussi.

Louis Sur cette vidéo, Louis a sept ans et demi et redouble son CP. Alors qu’il a des compétences intellectuelles normales, Louis n’a acquis aucune base du déchiffrement. Louis n’a pas la lecture des lettres en dehors de « a » et « o ». Il n’a pas les correspondances entre le nom des lettres et leur son (notez qu’il ne connait pas le son de « r »). Il peut, s’il est très soutenu, faire quelques fusions par oral entre deux sons (un « p » et un « o » fait « po »)
Louis ne lit et ne transcrit aucun mot en global


Dès la rentrée de Ludovic à l’école, les enseignants se sont inquiétés de son agitation et en ont parlé avec la maman qui connaissait la même agitation à la maison. Mais c’est surtout maintenant que Ludovic (sept ans) est en CP, que son comportement devient dur à supporter. En effet, les contraintes et les demandes de concentrations sont plus importantes. Il est distrait par le moindre bruit extérieur, répond avant qu’on ait fini la question. Son cahier est très mal tenu, il oublie toujours ses affaires. Quand il s’applique, c'est-à-dire quand il y un adulte auprès de lui, ses résultats sont corrects, sinon c’est « n’importe quoi ». Il écrit très mal. La copie est catastrophique. De façon générale, les résultats sont médiocres malgré sa curiosité et sa vivacité d’esprit. Il est désolé de se faire toujours gronder et cache son cahier. Il adore la récréation, aime participer aux jeux mais il n’en respecte pas les règles.

Ludovic Un enfant ayant un TDAH et un trouble du langage oral. Notez au début ses manifestations d’opposition liées à sa frustration de ne pas se voir tout de suite dans la caméra. Ensuite son agitation est manifeste, ainsi que sa distractibilité l’amenant à des difficultés pour suivre le fil d’un récit.


Maxime, neuf ans, est en CE2. Dès le cycle 1, Maxime avait été repéré du fait de troubles du langage oral le rendant difficilement intelligible. En CP, il a présenté de grosses difficultés d’acquisition de la lecture (n’a pas pu accéder à la lecture analytique), ce qui amène l’année suivante à un maintien dans la même classe. Il passe ensuite en CE1. Il progresse très lentement, et est meilleur en mathématiques qu’en français. Des difficultés scolaires importantes persistent tant en langage oral qu’écrit. Sa sœur aînée, âgée de douze ans a également des difficultés de langage et est scolarisée en SEGPA. Les difficultés de Maxime sont importantes et risquent de compromettre ses apprentissages en CE2. Il est actuellement suivi en rééducation orthophonique. Par ailleurs, c’est un enfant sociable, sans difficulté relationnelle importante, ayant beaucoup d’amis.

Maxime Maxime raconte les trois petits cochons. Notez les nombreuses pauses, la persistance de troubles phonologiques (« il ouv » pour il ouvre) et de phrases incorrectes (« le loup dit à les deux »). Certaines sont manifestement des difficultés à trouver le mot (« bois »). Le récit est de ce fait peu lucide.
Cédric est un autre enfant dysphasique. Il est âgé de dix ans. Notez sur cette vidéo l’importance de son trouble phonologique qui gêne encore considérablement sont intelligibilité et comment il peut s’appuyer sur la lecture pour mieux prononcer les mots complexes.


Saïd est âgé de neuf ans et il est en prolongation de cycle, car ses acquisitions sont trop faibles. Ses parents ne parlent pas bien français mais son grand frère et ses cinq sœurs n’ont eu aucun problème pour apprendre à lire et à écrire. Il est entré à l’école à trois ans, ne parlait pas très bien et a été suivi quelques mois en orthophonie en grande section. Il est plutôt bavard, a beaucoup de copains. Ses difficultés sont passées inaperçues en début de CP parce qu’il savait par cœur son cahier de lecture, mais en fait il ne déchiffrait pas. Il est passé en CE1 du fait des bons résultats en maths, mais ses progrès dans l’année n’ont pas suffi.

Saïd Saïd lit un texte de CE : « Le pirate Atouillle n’en revenait pas : comment pouvait-on détester les légumes ? et il demanda : Voulez-vous que je vous prépare un gratin de poisson ?... ». Notez, outre la lenteur de la lecture, les difficultés de reconnaissance des sons complexes (n’en lu n’est, pouvait lu pouvert, gratin lu gâteau), les substitutuions de mots (allez/alors), confusions de sons /f/v/, /c/g/, /é/o